Michaël Allibert

Né en 1977. Vit à Nice.

D’abord formé en théâtre par Robert Condamin et Jacqueline Scalabrini (anciens élèves et compagnons de Jean Dasté), puis en danse par la pédagogue Marie-Christine Dal Farra avec qui il engage un travail privilégié de plusieurs années.

Depuis 1999, il travaille pour plusieurs compagnies comme interprète ou regard extérieur : Cie les Rats Clandestins, Cie Reveïda, Cie Hanna R, Cie de L’Arpette, La Zouze, Divine Quincaillerie, Limite Larsen, Cie Dodescaden.

Il crée TC/MA(Trucmuche Compagnie/Michaël Allibert), son propre groupe de travail  en 2008 avec lequel il déploie des environnements sous tension.

Les corps et les espaces proposés sont soumis à des contraintes, des rapports de force ou de pouvoir exercés par un élément « supérieur » : un ordre spatial, social ou politique qui tend à inciter celui qui y est contraint (artiste et public) à prendre des décisions.

Plusieurs motifs récurrents traversent le projet chorégraphique de Michaël Allibert : un motif rythmique (la lenteur), un motif gestuel (l’immobilité) et un motif pictural (le corps nu). Ces motifs sont autant d’éléments constitutifs de propositions qui tentent de mettre en jeu des statuts poétiques/politiques dans des environnements poétiques/politiques interrogeant notre présence au monde et à l’autre. 

La plasticité sculpturale de cette écriture  « infra-chorégraphique » et les différents formats de représentation qu’expérimente la compagnie depuis 2009 (frontal, quadrifrontal, muséal, en immersion) tendent toujours à mettre le public dans une situation de questionnement en l’invitant à participer à une production collective d’imaginaire.

De 2011 à 2020, il est artiste-chercheur au sein de L’L*Structure expérimentale de recherche en arts vivants à Bruxelles.

En juillet 2012, Michaël Allibert a répondu à une commande de la SACD pour les Sujets à Vifs dans le cadre du Festival In d’Avignon.

Très investi sur son territoire d’implantation, il a créé différents dispositifs de médiation, de diffusion d’œuvres, de soutien aux artistes et d’actions pédagogiques. 

Sigrid Bordier

Une formation continue de dix ans auprès de Michel Dallaire a permis à Sigrid Bordier de pratiquer assidûment le clown et de l’enseigner. Ces outils lui permettent une grande liberté de traitement pour ses créations (concerts, performances, pièces, spectacles, espace public/salle). Elle assure, en effet, depuis 17 ans la co-direction artistique de la compagnie Le Bestiaire à Pampilles (8 créations) où elle intervient en tant qu’auteure, metteure en scène, compositrice, musicienne, chanteuse et clown.

Depuis plusieurs années, c’est aussi en tant que metteur en scène que Sigrid intervient auprès de différents artistes (Group'Berthe / Membres / 220 vols/ 100% collectif…). C'est sa capacité à dégager une écriture émotionnelle et naturelle, tout en mêlant différentes disciplines, qui fait sa particularité.

Elle porte chacune de ses créations autour de thèmes qui lui sont chers, comme l'empêchement, les écarts de comportements vis-à-vis de la norme, la recherche de sens, de légèreté, l'angoisse, le droit à exister, la recherche du plaisir. Et elle continue à creuser plus profondément, au même endroit mais autrement, et à chaque fois.

Elle collabore pour la première fois en tant qu'interprète avec Michaël Allibert et Jérôme Grivel pour la création Ob/Scène

Francesca Domenichini

Francesca Domenichini se forme initialement à la danse contemporaine à EPSEdanse Montpellier, puis se perfectionne auprès de chorégraphes tels que Rui Horta, Ohad Naharin, Wim Vandekeybus ou Giselle Vienne, avant d'être interprète dans différentes compagnies de danse ainsi qu’à l'Opéra National de Paris (sous la direction d’Edouard Lock, Cindy Van Acker et Romeo Castellucci entre autres...).

Elle joue dans un spectacle pyrotechnique de Groupe F avant de tourner à travers le monde avec la compagnie de théâtre de rue franco-chilienne Teatro del Silencio. Formée à l’acting auprès de Robert Castle, elle tourne dans les 2 derniers films du prix Nobel de Littérature Gao Xingjian et dans de nombreux courts-métrages. 

Francesca a collaboré avec Michaël Allibert et Jérôme Grivel sur Etude(s) de chute(s), création 2017 du duo.

 

Jérôme Grivel

Né en 1985 à Mulhouse, il vit et travaille entre Montreuil et Nice.

Artiste et musicien, Jérôme Grivel s'attache à explorer, à travers différentes disciplines et fils de pensée, les rapports enchevêtrés, sensoriels, physiques et spatiaux, entre situations, environnements et corps, et les relations sociales et états psychologiques qu'ils entraînent. Décliné sur le mode performatif, son répertoire sculptural, vocal et filmique convoque les « tactiques » émises par les courants conceptuels subversifs des années soixante-dix avec l’apparente légèreté des reprises de tubes. Désamorçant les faits perceptuels mêmes qu’elles semblent appeler, ses œuvres tantôt labyrinthiques, cryptiques ou énigmatiques ouvrent des perspectives critiques sur les mécanismes informant nos expériences et nos émotions. Contraintes absurdes, détournements d’usages normatifs donnent lieu à des situations extrêmes autant que dérisoires, brisant toute fétichisation des codes et langages, esthétiques y compris.

Jérôme Grivel expose et est accueilli en résidence en France et à l’étranger (Espace de l’Art Concret à Mouans-Sartoux, Collection Lambert à Avignon, Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, Biennale de Mulhouse, Salon de Montrouge, Cité internationale des arts à Paris, Site Gallery à Sheffield...). Depuis 2016, il est artiste invité au laboratoire Espace Cerveau, le laboratoire de recherche artistique de l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Il a été finaliste du prix international Françoise pour l’œuvre contemporaine en 2016, a été nommé à la Bourse Révélation Emerige en 2017 et finaliste du prix Sciences Po pour l’art contemporain en 2019.

Sandra Rivière

Après une formation de danse classique au Centre Rosella Hightower, Sandra Rivière intègre les Studios Artheatralis dirigés par Joëlle Donati et Patrick Tridon où elle acquiert une formation de danse contemporaine. En 1992, elle entre comme stagiaire au Ballet Antibes Côte d'Azur sous la direction de Patrick Tridon. Elle poursuit sa formation avec Roger Meguin au cours Y.R.D.C à Marseille et continue en parallèle un travail privilégié avec Joëlle Donati.

De 1994 à 1997, elle danse dans la Cie Etat de Rue. De 1997 à 2000, elle assiste Hervé Koubi pour 1777 et Le Golem. En 2000, elle travaille avec la Cie M. Ettori à Marseille.
De 2001 à 2007, elle dirige la Cie Les Rats Clandestins et chorégraphie : À toi à moi, Oscar et Mélusine, Les Ralentis de la Douleur, 02, La Psychotomatique.
En 2009, elle intègre la Cie de L’Arpette pour démarrer un travail sur le clown.
Depuis 2009, elle travaille avec Michaël Allibert en tant qu’artiste chorégraphique et assistante chorégraphique sur toutes ses pièces ; elle l’accompagne également dans un travail privilégié de recherche à L’L*Structure expérimentale de recherche en arts vivants à Bruxelles.
En parallèle, elle continue un travail pédagogique : contrat ville, stages, classes à PAC et danse pour Trucmuche Cie (Michaël Allibert) et la Cie Reveïda (Delphine Pouilly).
En 2014 et 2015, elle prend un temps pour retourner en formation avec Véronique Larcher sur l’analyse fonctionnelle du mouvement où elle rencontre Nathalie Marcoule avec qui elle démarre un travail d’atelier chorégraphique en Hôpital Psychiatrie Saint-Charles d’Acis en Belgique.

 

Joy Serradell

Joy Serradell obtient à Nice une maîtrise recherche en Art du Spectacle Danse et un master Médiation Culturelle et Ingénierie de la Culture. A partir de 2016, elle travaille avec différentes compagnies de théâtre, conte et danse en tant qu’assistante à la mise en scène, régisseuse et diffuseuse.

Depuis deux ans, Joy s’investit plus en profondeur dans les métiers de modèle vivant et récemment auprès de Michaël Allibert, chorégraphe. Dans ses pratiques, elle se penche sur la question de la création en danse qu’elle lie avec notion de corps social, politique et féministe.

 

Jacques Schaeller

Son champ de création est la captation sonore et l'écriture. Il s'intéresse très tôt à la musique et à la poésie : « enfant, j'étais suivi par un orthophoniste pour corriger ma dyslexie, mon approche du mot fut donc sonore et l'écriture a toujours été pour moi un combat, une lutte contre ce trouble ».

Formé au Conservatoire de Nice / classe d’électro-acoustique, il débute par la radio en animant « Scènes Locales » qui promouvait la jeune création musicale (2000-2005).

En 2011, il développe avec Magali Halter (plasticienne) Sono Tone, un espace sonore, où sont diffusés, sous forme de podcasts, des enregistrements réalisés dans la ville. A l'aide d'un micro numérique et d'un casque, Sono Tone glane les sons du quotidien. Influencé par les pièces radiophoniques, la musique concrète et la poésie sonore, Sono Tone est une écoute ciblée sur l’infra-mince, un zoom sur un détail lointain, englobant les personnes présentes autant que la musique d’un concert, le brouhaha d’une soirée, le son ambiant d’un transport en commun…

Il crée plusieurs pièces sonores (Poésie accidentelle – 2013, Viande – 2013, Chiens – 2014, Pièce Nécrophonique – 2017, Je suis un pays etc. – 2020).

De 2013 à 2014, il est programmateur culturel et animateur socio-culturel au sein du Court-Circuit Café équitable issu de l’économie sociale et solidaire.

Depuis 2014, il collabore avec Nathalie Masseglia pour le spectacle Mazarine en campagne en réalisant des captations sonores des sorties de ce clown politique dans l’espace public.

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