Compagnie
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Entre Le Bal des Perdus (création 2009), Ne suis pas prostitué / Cherche à le devenir (création 2011), Office du Tourisme, 35.000 grammes de paillettes en fin de journée (créations 2013), L'énième acte de son coeur (création 2015) et La nuit est tombée sur le royaume (création 2016), l'univers de TCMA-Michaël Allibert déploie des environnements sous tension.

Les corps et les espaces proposés sont soumis à des contraintes, des rapports de force ou de pouvoir exercés par un élément "supérieur": un ordre spatial, social ou politique qui tend à inciter celui qui y est contraint (artiste et public) à prendre des décisions.

Plusieurs motifs récurrents traversent le projet chorégraphique de Michaël Allibert: un motif rythmique (la lenteur), un motif gestuel (l'immobilité) et un motif pictural (le corps nu).
Ces motifs sont autant d'éléments constitutifs de propositions qui tentent de mettre en jeu des statuts poétiques/politiques dans des environnements poétiques/politiques interrogeant notre présence au monde et à l'autre.

La plasticité sculpturale de cette écriture "infra-chorégraphique" et les différents formats de représentation qu'expérimente la compagnie depuis 2009 (frontal, quadrifrontal, muséal, en immersion) tendent toujours à mettre le public dans une situation de questionnement en l'invitant à participer à une production collective d'imaginaire.

Depuis 2014, Michaël Allibert collabore étroitement avec le plasticien Jérôme Grivel. Leur collaboration artistique a commencé avec l'installation chorégraphique La nuit est tombée sur le royaume, un projet autour des questions d'ordre(s) et de désordre(s), une recherche accompagnée par L'L*Lieu de recherche et d'accompagnement pour la jeune création / Bruxelles.

Bien que leurs pratiques soient différentes, les lignes de force qui traversent leurs travaux respectifs se rejoignent: la place du corps de l'actant et/ou du spectateur-visiteur au sein des propositions, les systèmes coercitifs ou encore la fausse inefficience des structures de Jérôme Grivel face à l'immobilité chorégraphique de Michaël Allibert. Chacun à leur façon, ils mettent en place des dispositifs de perception, des propositions pour appréhender son propre corps, celui des autres et celui de l'espace qui les entoure.

TCMA est dans le même temps un acteur culturel local dynamique. En partenariat avec le collectif Multiprise (dont Michaël Allibert est l'un des fondateurs), la compagnie développe plusieurs dispositifs de résidence (résidence croisée chorégraphe-plasticien), de médiation (Soli Me Tangere – face à face entre un artiste et un spectateur), de diffusion raisonnée (Ricochets - journée en écho à des structures installées en PACA qui oeuvrent dans le champ des écritures contemporaines), de diffusion citoyenne (création d'une Amacca dans la vallée de la Roya - les spectateurs s'emparent des politiques culturelles) et de pédagogie (Trucs à Danser / série de workshops).


Concepteur / Michaël Allibert
Assistante / Sandra Rivière
Chargée de production / Hélène Baisecourt

Interprètes depuis la création:
Christophe Le Blay
Sylvain Riejou
Sandra Rivière
Lila Aïssaoui
Olivier Debos
Maija Heiskanen
Frédéric de Goldfiem
Nathalie Masseglia
Aude Lachaise
Alicia Malialin
Delphine Pouilly
Michaël Six
Jeanne Chossat

Plasticien:
Jéròme Grivel

Création Lumière:
Laurence Halloy

Création Son:
David de Four

Musiciens:
OP9 - Mikhaël Gautier
Pascale Heinisch
Cédric Lauer

Régie Lumière:
Jean-Christophe Burel
Nicolas Thibault

Régie Son:
Arnaud Mercier

Costumes:
Marion Rougier
émilie Jobin