Entre Résilience (Création 2006), Le Bal des Perdus (création 2009) et Ne suis pas prostitué /  Cherche à le devenir (Création 2011) les univers de Trucmuche Compagnie – Michaël Allibert dialoguent avec des monstres.

Des monstres en devenir, des errants qui composent avec la société environnante et cherchent à sauver leur peau parfois au détriment de celle des autres. Les projets de la compagnie posent un regard sur le monde, sur sa « bancalitude ».

 

Le paysage de Trucmuche a été posé dès la création de la compagnie en 2005 par le travail avec le masque, parce qu’il implique l’idée du visage social, notre Autre, cet intime étranger qui vit à notre place. C’est une énigme figé, morbide d’où peut pourtant surgir le vivant. Il débarrasse le corps des frivolités du visage et de son esclavage émotionnel. Le visage se perd dans le corps.

Cette perdition est un des éléments importants de la compagnie, le langage commun à tous les interprètes quelque soit leur discipline.

 

L’écriture chorégraphique se base sur le corps de l’individu, sur ses possibles et ses impossibles, sur son rapport à l’espace dans lequel il se trouve, son rapport à l’autre dans cet espace donné, sa réactivité face à l’étrangeté, à l’étranger.

C’est pourquoi la compagnie n’est pas essentiellement constituée de danseurs, mais aussi de comédiens ou de musiciens.

Tout ces corps permettent d’envisager une écriture faite d’anormalités, de monstruosités, d’étranges beautés, d’incongruités, ou de fragilités inconscientes constitutives de l’univers de Trucmuche Compagnie à la fois sombre et burlesque.

Trucmuche Compagnie

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